Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 18:22

L'éliminationde Rithy Panh avec Christophe Bataille

Edition Grasset, janvier 2012

 

            Bouleversant !

 

Quatrieme de couv :

'A treize ans, je perds toute ma famille en quelques semaines. Mon grand fère, parti seul à pied vers notre maison de Phnom Penh. Mon beau-frère médecin, exécuté au bord de la route. Mon père, qui décide de ne plus s'alimenter. Ma mère, qui s'allonge à l'hôpital de Mong, dans le lit où vient de mourir une de ses filles. Mes nièces et mes neveux. Tous emportés par la cruauté et la folie khmère rouge.J'étais sans famille.J'étais sans nom.J'étais sans visage. Ainsi je suis resté vivant, car je n'étais plus rien.'

Trente ans après la fin du régime de Pol Pot, qui fit 1.7 millions de morts, l'enfant est devenu un cinéaste réputé. Il décide de questionner un des grands responsables de ce génocide : Duch, qui n'est ni un homme banal ni un démon, mais un organisateur éduqué, un bourreau qui parle, oublie, ment, explique, travaille sa légende.

L' élimination est le récit de cette confrontation hors du commun. Un grand livre sur notre histoire, sur la question du mal, dans la lignée de Si c'est un homme de Primo Levi, et de La nuit d'Elie Wiesel.

 

Commentaire de Fabienne :

Par hasard, il y a quelques jours je tombe sur la fin du documentaire de Rithy Panh "Duch, le maître des forges de l'enfer," extraordinaire document diffusé le 9 janvier sur France 3,"  documentaire qui sort ces jours-ci au cinéma.

Dans ce documentaire, Rithy Panh filme le tortionnaire khmer rouge,Dutch, avant son procés pour crime contre l'humanité en juillet 2010 (il a été condamné à 30 ans de réclusion) .

Pendant des semaines, Rithy Panh tente dans ces "dialogues" avec Duch de faire parler l'humanité qui doit forcement résider en tout être humain même le pire tortionnaire.

"L'élimination" est le récit éprouvant de cette confrontation, avec des passages sur la propre histoire de Rithy Panh ainsi que ses réflexions sur le génocide au Cambodge, ses difficultés à vivre ce passé, ...et cette vérité que Duch ne veut pas révéler malgré les documents qui l'accablent, les détails qu'il énonce avec froideur, cynisme, désinvolture.

 

C'est terrifiant et bouleversant !

 

 

Oui ce document est de la même trempe que "Si c'est un homme" de Primo Levi, témoignage sur un génocide non-encore reconnu par la communauté internationale oubliant que 1 à 3 millions de cambodgiens ont été exterminés par les Kherms rouges ( soit prés de 40% de la population !) en moins de 5 ans.

Les faits retracés sont horribles, et forcement nous obligent à nous interroger sur la folie des hommes, l'humanité, la mémoire...

 

Le XXème siècle aura décidement été un siècle de barbarie: la Shoa, le génocide des Arméniens, le génocide au Rwanda, au Cambodge, les guerres civiles au Sierra Léone, ...

 

           Qu'allons-nous faire du XXIème siècle ?

 

 

 

 

Biographie:

Toute la vie et l'œuvre de Rithy Panh sont profondément marquées par le génocide perpétué au Cambodge par les Khmersrouges entre 1975 et 1979. Lorsque le mouvement communiste arrive au pouvoir, le jeune Rithy n'a que treize ans. Expulsé de Phnom Penh, sa ville natale, il s'enfuit en Thaïlande en 1979 avant de rejoindre la France l'année suivante. Il s'inscrit alors à l'Institut des hautes études cinématographiques et en sort diplômé en 1985. Le jeune réalisateur se spécialise dès lors dans le documentaire. Dans 'Les Gens de la rizière', Panh décrit les horreurs observées dans son pays. Le film est présenen compétition officielle à Cannes en 1994. Suivra quatre ans plus tard 'Un soir après la guerre', retenu pour la section Un Certain Regard. Mais c'est surtout le documentaire 'S21, La Machine khmere rouge' qui le révèle à l'international. Dans ce nouveau long-métrage, Rithy Panh confronte les trois rescapés de la base S21 - où 17.000 Cambodgiens ont été torturés et exécutés - à leurs anciens bourreaux. Présenté dans de nombreux festivals, 'S21' est notamment primé à Cannes en 2003. En 2005, le cinéaste franco-cambodgien est de retour sur la Croisette. Il y présente hors compétition 'Les Artistes du théâtre brûlé'. Même sort pour 'Le Maître des forges de l'enfer' en 2011. Toujours centré sur le travail de mémoire, Panh transpose cette fois-ci sur écran son regard sur le procès de Duch, directeur de la prison de Tuol Sleng sous la dictature des Khmers rouges. Quatre ans plus tôt, il se concentrait sur le sort des femmes prostituées au Cambodge dans 'Le Papier ne peut pas envelopper la braise'. Également acteur, on le retrouve en 2004 dans 'Holy Lola' de Bertrand Tavernier dans le rôle de Monsieur Khieu aux côtés d'Isabelle Carré . 

 

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 17:49

Dieu Frédéric Lenoir et Marie Drucker

edition: Robert Laffont 2011

 

 

Propos :

Si Dieu existe, pourquoi ne le voit-on pas ? Quand les dieux sont-ils apparus dans l'histoire de l'humanité ? Les juifs sont-ils les inventeurs du Dieu unique ? Pourquoi la figure de Dieu est-elle presque toujours masculine et les religions bien souvent misogynes ? Dieu est-il une personne, une force, une énergie, un principe créateur ? Le Dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans est-il le même ? Pourquoi s'entretue-t-on au nom de Dieu ? Que disent les philosophes de Dieu ? La foi peut-elle exister sans le doute ? Y a-t-il d'autres sociétés athées que l'Occident moderne ? La science peut-elle prouver que Dieu existe ou qu'il n'existe pas ? Le bouddhisme est-il une religion sans dieux ?

Voici quelques-unes des questions posées par la journaliste Marie Drucker à Frédéric Lenoir, philosophe et historien des religions. A travers une conversation très vivante, où aucun sujet important n'est éludé, la fabuleuse histoire de Dieu dans l'histoire humaine prend tout son sens. Frédéric Lenoir livre une analyse objective et distanciée ; il expose aussi bien le point de vue des athées que celui des croyants. A l'image de ses auteurs qui ont toujours su allier esprit de sérieux et popularité, ce livre réussit le pari de la rigueur intellectuelle et du plaisir de lecture.

 

Commentaire de Fabienne :

Voilà un essai très intéressant.

Le sujet est vaste mais il est traité ici avec beaucoup de pédagogie et permet à chacun de mieux appréhender la foi et l'histoire des religions sans connaissances préalables.

J'aime ces essais qui rendent les choses complexes accessibles à tous.

Frédéric Lenoir est un spécialiste des religions, interrogé par Marie Drucker il nous permet de mieux comprendre l'évolution des religions, et de la spiritualité dans notre monde.

Cet essai devrait nous amener à plus de compréhension et de tolérance ... donc à mettre entre toutes les mains !

 

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 17:17

 

 La patience des buffles sous la pluie de David Thomas (nouvelles )

editions : Le livre de poche

 

Résumé :  

Une succession de voix d'hommes etde femmesde tous âges. Précisde la vie quotidienne ou dramatique, ces 73 textes sontdes petits croquisde gens plus moins ordinaires aux prises avec leurs doutes, leurs convictions, leurs failles, leurs forces et leurs petitesses.

Dans chacun de ces polaroïds, les personnages s'expriment avec leur propre langage. Certains avec familiarité, d'autres avec retenue, ou encore naïveté, mauvaise foi ou élégance. C'est parfois drôle, parfois un peu moins. Il y est souvent question d'amour, de désamour, d'ennui ou de bonheur de la vie conjugale, mais aussi de ces moments insignifiants de l'existence qui nous révèlent autant que les grands rendez-vous. Les joies côtoient les peines, les vérités redressent les apparences, on se ment ou se livre sans pudeur comme on le ferait à un inconnu dont on se moque du jugement. On dit le faux pour adoucir le vrai, on hurle le vrai, fatigué par le faux, on fuit, on se repent, on ironise, on supplie, on se fâche, bref, on tente simplement de rester vivant. Et ce, autant dans le rire que dans l'amertume.(fnac.fr )

Commentaire de Fabienne :
J'aime bien les nouvelles et celles-ci en perticulier car l'humour satirique est présent, à travers des personnages variés et des situations de tous les jours.

C'est délicieux !

Biographie :

David THOMAS est né en 1966. Il vit à Paris. Après avoir été journaliste pendant une quinzaine d'années, il est aujourd'hui auteur dramatique et scénariste. Il est l'auteur de «Tais-toi et parle-moi» qui s'est joué pendant six mois à la Manufacture des Abbesses à Paris (saison 2007/2008). Succès autant public, près de 6 000 spectateurs pour 78 dates, que critique. Il a travaillé avec Agathe Teyssier aux dialogues de son premier long-métrage, «La Femme invisible» interprété par Julie Depardieu et Charlotte Rampling qui sort en février 2009. «La patience des buffles sous la pluie» est sa première publication. Elle sera préfacée par Jean-Paul Dubois, enthousiasmé par le sens de l'observation et l'humour mélancolique de David Thomas dans lequel il s'est reconnu.
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 16:47

Vous plaisantez, monsieur Tannerde Jean-Paul Dubois

editions : Points

 

Pour tous les candidats à la restauration ou la construction d'une maison !!!

 

Commentaire de Fabienne :

Voilà un roman amusant à offrir à tous ceux qui souhaitent se lancer dans des travaux de restauration de leur maison ou dans la construction d'une maison!

Si ce roman est le récit d'une accumulation de déboires décrit avec humour et auto-dérision, ceux qui ont vécu l'expérience du "contact avec des artisans" y trouveront certainement des situations proches de celles qu'ils ont connues. 

 Pour les candidats à des travaux, vous trouverez de quoi ce à quoi vous devez vous attendre et donc peut-être éviter ou comprendre les travers de ce corps de métier qui reste un monde obscur, tourmenté, codifié mais indéchiffrable pour le commun des mortels !!!

 Personnellement, j'ai retrouvé dans ce texte des situations proches de celles que j'ai connues, sur le moment c'est pénible, après coup, ça fait des souvenirs !!!

 

 

Résumé :

 

Paul Tanner, documentariste animalier, menait une existence paisible avant d'hériter de la maison familiale. Décidé à la restaurer de fond en comble, il entreprend des travaux. Tandis qu'il s'échine sur les sols, les corps de métier défilent. Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous... Tous semblent s'être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Récit véridique d'un chantier, chronique d'un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains, 'Vous plaisantez, monsieur Tanner' se lit comme une comédie. Une comédie menée par un narrateur qui ressemble fort à son auteur (evene.fr )

 

Biographie :

Avant d'être l'auteur d'une dizaine de romans, de recueils de nouvelles et de plusieurs essais dont 'Eloge du gaucher dans un monde droitier', Jean-Paul Dubois se lance dans le journalisme et travaille au Nouvel Observateur. Il connaît bien les Etats-Unis pour y avoir été le correspondant du magazine pendant quinze ans. De ses romans, inspirés par ce continent, 'L' Amérique m'inquiète", 'Jusqu'ici tout allait bien en Amérique', il garde le surnom de 'l' Américain'. Il est également l'auteur de 'Je pense à autre chose', 'Tous les matins je me lève', 'Si je pouvais me rapprocher'. Le très remarqué 'Kennedy et moi' qui remporte, en 1996, le prix France télévisions, est adapté au cinéma par Sam Karmann, avec Jean-Pierre Bacri en vedette. Son roman 'Une vie française', met en scène un personnage sous la toute jeune Ve République, entre tragédies, humour et perspectives historiques. Il est récompensé par le prix du roman FNAC et le prestigieux prix Femina2004. Si en 2006 'Vous plaisantez, monsieur Tanner' aborde de façon humoristique l'enfer des travaux, Jean-Paul Dubois revient en 2007 à plus de gravité avec 'Hommes entre eux'. Suit un an plus tard 'Les Accommodements raisonnables' qui, entre tragique et comique, confirme encore une fois la qualité de la plume de l'auteur (evene.fr)

 

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Par les nanas givrees - Publié dans : Litterature Roman
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 07:39

 Synopsis

 

En 1941, les armées d'Hitler envahissent l'Europe. Leur implacable progression coûte la vie à des millions de juifs. Pour trois hommes, cette tragédie marque le début d'une guerre dans la guerre. Lorsque leur petit village d'Europe de l'Est est envahi, les frères Bielski se réfugient dans une profonde forêt qu'ils connaissent depuis leur enfance. Ils se contentent d'abord de survivre mais la rumeur de leur exploit se répand et d'autres les rejoignent, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, prêts à tout risquer pour rester vivants et libres. Peu à peu, les trois frères vont recueillir des centaines de pourchassés et contrecarrer les plans de leurs redoutables attaquants. Face à l'adversité, au nom de ceux qu'ils ont perdu, ils vont sauver plus d'un millier de vies...

 

Les Insurgés

 

Commentaires de Marie Dominique PRIVE

Vous allez peut être vous dire: la revoilà avec ses histoires de Justes......Mais  à mon goût on n'en parle pas assez...

 

Edward Zwick  (the legend of the fall , Blue Diamond, le dernier Samouria) est un réalisateur qui me plaît....

 

L'histoire des frères Bielski, au centre des Insurgés, est entièrement vraie. Racontée pour la première fois en 1944, par quelques-uns des survivants, celle-ci sera longtemps restée méconnue, puisqu'il aura fallu attendre plus de cinquante ans avant de la voir refaire surface.

 

Il dit vrai Zwick:

L'image que nous avons de l'Holocauste est celle d'une implacable persécution qui n'a laissé aucune chance aux juifs. C'est évidemment ce qui s'est passé en Europe, mais je crois qu'il faut aussi avoir un regard plus précis sur cette notion, comprendre qu'il existe une différence entre la passivité et l'impuissance, et savoir que certaines personnes ont eu la farouche volonté de résister aux assassins du Reich."

 

Pourtant ces 3 frères par leur courage ont sauvé plus de 1200 juifs de l'extermination....Certes , ce n'étaient pas des saints

 

Ils étaient des héros imparfaits, et c'est ce qui les rend fascinants et proches de nous", raconte Edward Zwick. "Ils ont du faire face à des choix moraux très difficiles que le film aborde : faut-il devenir un monstre pour combattre un monstre ? Doit-on sacrifier son humanité pour sauver l'humanité ?"

 

Alors profil bas et hommage  ce matin à tous les résistants a travers le monde qui combattent pour leur idéaux  parce qu'ils croient tout simplement encore en l'homme.

 

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Par Mariedo - Publié dans : cinema
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