Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 21:28

                                               Magnifique récit !

 

Dans la mer il y a des crocodilesou "l'histoire vraie d'Enaiatollah"

                                          de Fabio Geda 

 edition : Liana Levi

 

 

Quatrième de couv :

Dix ans, ou peut-être onze. Enaiat ne connaît pas son âge, mais il sait déjà qu’il est condamné à mort. Être né hazara, une ethnie haïe en Afghanistan par les Pachtounes et les talibans, est son seul crime. Pour le protéger, sa mère l’abandonne de l’autre côté de la frontière, au Pakistan. Commence alors pour ce bonhomme «pas plus haut qu’une chèvre» un périple de cinq ans pour rejoindre l’Italie en passant par l’Iran, la Turquie et la Grèce. Louer ses services contre un bol de soupe, passer les frontières dissimulé dans le double-fond d’un camion, braver la mer en canot pneumatique, voilà son quotidien. Un quotidien où la débrouille le dispute à la peur, l’entraide à la brutalité. Mais comme tous ceux qui témoignent de l’insoutenable, c’est sans amertume, avec une tranquille objectivité et pas mal d’ironie, qu’il raconte les étapes de ce voyage insensé

 

Commentaire de Fabienne :

Fabio Geda a rencontré Enaiat à Turin, de cette rencontre va naitre le récit du parcours incroyable d'Enaiat entre l'Afghanistan et l'Italie.

Ce document est incroyable et passionnant, Enaiat a été abondonné par sa mère dans une ville loin de son village natal, cet abandon est en fait un don, la maman d'Enaiat l'abandonne pour lui donner une chance d'échapper aux Talibans qui menacent toute sa famille, tout son peuple.  

Ce récit est terrible car il nous raconte une réalité que nous connaissons mal, celle de ces populations en danger dans leur propre région du fait de leur origine, celle de ces immigrants clandestins qui affrontent les pires dangers pour échapper à cette réalité,

 

Ce récit est magnifique par les faits qu'il raconte, mais il est magnifiquement servi par une écriture alerte, simple, précise, poétique, humouristique, sans jamais dramatiser des situations qui pourtant peuvent l'être. Il y a une légèreté dans cette écriture qui rend le récit non-pesant et donc nous aide à aller au bout de cette histoire passionnante, à mùieux comprendre la réalité des immigrants, et peut-être à être plus tolérant !

 

                         A lire absolument !

 

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Par les nanas givrees - Publié dans : Litterature Document
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 18:53

Une affaire conjugale ELiette Abécassis

editions : Piment

 

Quatrième de couv :

Entre Agathe, parolière de chansons, et Jérôme, dirigeant d'une start-up, c'était le grand amour. Huit ans de mariage et deux jumeaux plus tard, tout a changé : elle écrit de moins en moins, happée par l'éducation des enfants ; il s'absente de plus en plus et la délaisse pour ses maîtresses. Bafouée, rabaissée, Agathe s'interroge : aura-t-elle le courage de demander le divorce ? Commence alors un chassé-croisé entre les époux qui se déchirent jusque devant les enfants, déterminés l'un et l'autre à en obtenir la garde, et, accessoirement, à triompher de l'autre. Agathe aura-t-elle gain de cause ? Pourra-t-elle surmonter la dévastation de son monde et de ses idéaux ? Aura-t-elle droit à une deuxième chance ?Juste, drôle, émouvant et cinglant, ce roman délibérément ancré dans le monde contemporain, dévoile les dessous du divorce.

Commentaire de Fabienne :

Voilà un roman de plus sur le divorce !

"Pour bien faire les choses, il faudrait commencer par divorcer "

Certes ! ou peut-être pas ...

On ne divorce pas de l'homme qu'on a épousé des années plus tot, on divorce de celui qu'il est devenu.

 

Bref, ce roman est facile lire, parfois drôle, sarcastique, bien sur il nous montre les horreurs des procédures de divorce, les manigances de chacun,  les mensonges, les trahisons, les déceptions, ... avec tout de même une vision assez noire de "l'homme".

 

C'est plaisant à lire mais sans grand intéret tout de même.

 

Autant j'avais adoré le premier roman d'Eliette Abécassis "Qumran" riche de culture et d'intrigues autant celui-ci est assez classique et décevant.

 

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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 18:34

 

 de Olivier Adam et Arnaud Auzouy

editions :Points

 

 

Résumé :

Simon Steiner, double mélancolique d’Olivier Adam, retourne au Japon pour la première fois depuis trois ans.
Il y retrouve les lieux qu’affectionnaient sa femme et sa fille à l’époque où elles faisaient encore partie de sa vie. Sa rencontre avec Hiromi, une jeune japonaise, parviendra-t-elle à le délivrer de cette absence qui le poursuit ? Avec cette nouvelle inédite enrichie de photographies, Olivier Adam évoque tour à tour les temples shintoïstes embaumés d’encens, le tumulte des karaokés et le lyrisme des paysages japonais.
Un magnifique voyage entre nostalgie et envoûtement

 

Commentaire de Fabienne :

Ce roman est accompagné à chaque page des photos d'Arnaud Auzoouy et nous entraine dans les rues de Kyoto, une promenade mélancolique, lascinante, ...

Je ne suis pas vraiment entrée dans cette mélancolie, dans ce voyage à la recherche d'un passé révolu, dans le tumulte de cette grande ville.

Mais ce n'était peut-être pas la bonne période pour moi.

 

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Par les nanas givrees - Publié dans : Litterature Roman
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 18:14

 

 

Le silence ne sera plus qu'un souvenir de LAurence Vilaine

editions : Gaïa

  

  

Quatrieme de couverture :

Le vieux Mikluš se déciderait-il à parler ? Rongé par le remords d’avoir gardé le silence, il s’en remet à un journaliste venu à l’occasion des vingt ans de la chute du Mur de Berlin, et raconte les siens, cette communauté rom installée sur une rive slovaque du Danube.
Dilino est le souffre-douleur de la bande, parce qu’il est différent avec son air de gadjo. Il ignore qui est cette femme qui s’occupe parfois de lui. «?La Vieille?» s’appelait Chnepki et avait une voix d’ange. Elle fut brisée en plein vol un matin de 1942 et réduite au silence des années durant. Jusqu’au jour où apparut Lubko, le sculpteur de marionnettes qui jouait du violon comme un Tsigane.
À l’heure où de plus en plus de crânes rasés tapissent la ville de croix gammées, Mikluš éclaire ces existences opprimées, révèle les non-dits. Et balaie les étiquettes pour laisser surgir les visages.

Vilaine, Laurence est née en 1965. Après des études d'anglais et plusieurs séjours à l'étranger, elle se consacre à des travaux journalistiques. Rédactrice pour différents supports de communication, elle est aussi auteur de guides de voyage et de documentaires. Laurence Vilaine vit à Nantes. Le silence ne sera qu'un souvenir est son premier roman.

 
   

 

 

Commentaire de Fabienne :

Contrairement à ce que laisse croire la quatrième de couverture, ce roman ne raconte pas vraiment la vie des Roms pendant la Seconde guerre mondiale sur les rives du Danube, enfin c'est ce que je croyais.

Non il s'agit ici d'un récit sur la vie des Roms à l'intérieur de leur communauté, une histoire en particulier et les quelques rapports qu'ils peuvent avoir avec "les autres" au cours de la deuxième moitié du vingtième siècle. Une vie difficile avec des codes, des modes de vie qui les excluent du reste de la population.

Ce roman est très joliment écrit, avec poésie, néanmoins je reste un peu sur ma faim mais bon !

 

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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 18:02

 

 

Le poids du papillon Erri De Luca

editions : Gallimard

 

Quatrième de couv :

Quelque part dans les Alpes italiennes, un chamois domine sa harde depuis des années. Il est d’une taille et d’une puissance exceptionnelles, mais il pressent que sa dernière saison en tant que roi est arrivée, sa suprématie étant désormais menacée par les plus jeunes. En face de lui, un braconnier, revenu vivre en haute montagne ses espoirs en la Révolution déçus, sait lui aussi que le temps joue contre lui. À soixante ans passés, sa dernière ambition de chasseur sera d’abattre le seul animal qui lui ait toujours échappé, malgré son extrême agilité d’alpiniste : ce chamois à l’allure majestueuse…
Le poids du papillon, récit insolite d’un duel entre l’homme et l’animal, nous offre une épure poétique d’une très grande beauté. Erri De Luca condense ici sa vision de l’homme et de la nature, nous parle de la montagne, de la solitude et du désir pour affirmer plus que jamais son talent de conteur, hors du temps et indifférent à toutes les modes littéraires.

 

Commentaire de Fabienne :

Superbe récit poètique d'un combat entre un homme et un animal, au milieu d'une nature majestueuse, où l'animal est roi et où l'homme doit rester humble.

Le style est superbe, très poétique, une écriture épurée et respectueuse des éléments.

 

Un moment de bonheur, de quiétude et de poésie !

 

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Par les nanas givrees - Publié dans : Litterature Roman
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