Helene Hanff, 84 charing Cross Road
Billet de Marie Dominique PRIVE : à la recherche du vrai
Je n'ai jamais été aussi frustrée à la lecture d'un livre... Avoir l'impression d'être passé à côté d'un petit bijou parce que la langue ne vous parle pas, parce que la délicatesse de mots ne vous touche pas, parce les références littéraires ne vous parlent pas.... Serai je comme le capitaine Haddock qui découvre soudainement qu'il n'aime plus le whisky. Serai je insensible aux livres?
Non je crois que décidemment les livres traduits ne devraient pas exister. Lisons dans la langue de l'auteur :en chinois, en arabe , en japonais, en anglais espérant qu' un miracle se produise et qu'on devienne polyglotte au moment de notre lecture
J'avais beaucoup d'espoir en prenant ce roman Helene Hanff, 84 , charing Cross Road car l'histoire est belle.
Helen Hanff vit à New York, sur la 95e rue. En 1949, à vingt-trois ans, elle écrit aux libraires de la Marks & Co., à Londres. Cette "lectrice/auteur de script", originale et sans le sou, trouvera son bonheur grâce aux colis de livres introuvables à New York, que lui fait parvenir la librairie du 84, Charing Cross Road. À tel point qu'elle écrit, non sans émotion : "Londres est bien plus près de mon bureau que la 17e rue." Travail, argent, lectures, colères et joies… Incroyablement vivante et libre, sa correspondance avec Frank Doel, libraire dont la réserve très britannique cache mal la tendresse, durera vingt ans.
Tout pour me plaire : un récit véridique, épistolaire, un récit dans le milieu des livres... Trop contente d'ouvrir ce livre pour me régaler....Il fait beau , je profite encore de ce temps estival pour m'installer au bord de la piscine et sourire au merveilleux moment que je vais passer en découvrant cette histoire
Je tourne les pages. Je rage.... Qui est Walter Savage Landor qui a écrit les conversations imaginaires? De quoi parle l'anthologie d'Oxford de la poésie anglaise de Leigh Hunt ? Qu'ont écrit Wyatt et Ben johnson....? Quelle horreur , je suis inculte de la littérature anglosaxone..... Premier blocage....
Ensuite cette correspondance épistolaire entre Helen et Frank qui ne se verront jamais est censée évoluer avec les années.... Mais je n'ai rien ressenti..... Devrais je aussi penser à lire comme une anglaise, penser comme une anglaise pour vivre à fond cette belle histoire véridique . Bon l'éditeur a publié à l'époque les lettres sans changer un seul mot.... Peut être est ce à notre imagination à faire le travail et à penser que ces deux personnages ressentaient quelque chose....
Bon je craque ; j'ai commandé le DVD avec Anne Bancroft dans le rôle de Hélene et Antony Hopckins dans celui de Frank. Promis je le regarderai en anglais.......
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