La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano ***
Commentaire de Fabienne :
Joli roman sur la souffrance comme compagne de vie, qui vous empeche de vivre, vous isole, et vous construit aussi. Mattia et Alice vivent cette souffrance qui les rend uniques, qui les éloignent des autres mais qui les a rapprochés. Et pourtant ils vont se reconnaitre, se cotoyer sans jamais vraiment pouvoir s'unir, leur solitude et leur souffrance étant leur marque et leurs seules compagnes.
Il n'y a pas de légèreté dans ce roman mais il n'y a pas non plus de larmes ou de convenance, on est là à regarder ces deux parcours douloureux pour s'interroger sur le notre ou celui de nos proches.
Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. (evene.fr)
Biographie :
Ecrivain italien
Né à Turin en 1982
Titulaire d'une thèse en physique fondamentale, Paolo Giordano mène, parallèlement à sa vocation scientifique, une une carrière d'écrivain. Son premier roman 'La Solitude des nombres premiers' le propulse sur le devant de la scène en 2008 et permet au jeune Turinois de figurer parmi les auteurs les plus prometteurs de la scène italienne.
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