Le premier principe, le second principe

Publié le par les nanas givrees



de Sege Bramly                                                 Note : 10/20

Sélection Elle décembre 08,Roman

Né en 1949 à Tunis, Serge Bramly est l'auteur de romans érudits qui tournent autour des thèmes de l'irréalité, de la tromperie, de la mystification comme L'itinéraire du fou (prix Del Duca), La danse du loup (Prix des libraires), Ragots. Il est également l'auteur de nombreux essais sur la Chine (Le voyage de Shanghaï), sur l'art (Léonard de Vinci, prix Vasari) et la photographie.

 

Le premier principe, le second principe, sorte "d'histoire secrète de la fin du XXe siècle", s'ouvre sur la mort de la princesse Diana. Dans cette vaste fresque dont le narrateur est un membre des services secrets français, Bramly reconstitue l'histoire occulte des trente dernières années et entraîne les lecteurs de l'Elysée en mer de Chine ou dans les Balkans. Entre tragédies, scandales et secrets d'Etat. Le livre a été salué à sa sortie comme une réussite dans le style des grands auteurs de thrillers anglo-saxons. Il vient d'obtenir le Prix Interallié



Commentaire :

" Le premier principe, le second principe " n’est pas un roman, mais un roman d’espionnage. Un roman très érudit et documenté, qui nous ramène dans l’actualité des 30 dernières années, de l’élection de F.  Mitterrand en 1981, en passant par la mort de Lady Di ou le suicide de P. Beregovoy.

Serge Bramly part d’un fait avéré : un paparrazzi mort tragiquement, qui suivait régulièrement la princesse, était l’ami du premier ministre, et le voisin d’un traficant d’armes, pour revisiter ces 30 dernières années et nous suggérer l’hypothèse d’un grand complot. A nous d’adhérer ou non à cette théorie, les interactions entre la vie et la mort des 4 personnages principaux étant plausibles mais pas vérifiées, nous sommes dans le monde obscure des services secrets et des secrets d’état voire de la raison d’état. Le tout s’appuie sur les principes de la thermodynamique qui supposent un monde clos et un sens inéluctable aux choses.

Difficile d’arriver au bout des quelques 614 pages de ce roman, surtout quand il faut avoir subi 267 pages interminables pour commencer à voir poindre un sens aux histoires qui sont en parallèles, avoir supporté de jouer les paparrazzi ou les midinettes en entrant dans l’intimité de cette princesse, comme si on lisait des magazines people. Tout comme il faut aussi adhérer à l’idée que le suicide de cet ancien premier ministre n’est pas un simple suicide. Néanmoins à conseiller aux amateurs de romans d'espionnage.

Alors certes, ce roman est érudit mais la théorie du complot systématique, l’obligation de se transposer en midinette lectrice de " feuilles de chou " ne m’ont guère convaincue, et plu, et pourtant j’avais adoré la biographie de Léonard de Vinci de S. Bramly.

Fabienne

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