Ma vie balagan

Publié le par les nanas givrees



De Marceline Loridan-Ivens                                       Note : 16/20

Sélection Elle, DOCUMENT chez Robert Laffont


Marceline Loridan-Ivens, née Marceline Rosenberg, est une cinéaste française née le 19 mai 1928 à Epinal.

Elle naît de parents juifs polonais émigrés en France en 1919. Au début de la Seconde guerre mondiale,sa famille s'installe dans le Vaucluse où elle entre dans la Résistance. Elle est capturée par la Gestapo, avec son père et est envoyée à Auschwitz-Birkenau par le convoi 71 du 13 avril 1944 ,(d'après "le mémorial de la déportation des juifs de france" de serge klarsfeld), puis à Bergen-Belsen et enfin au Camp de concentration de Theresienstad

où elle recouvre la liberté à la libération du camp en mai 1945.

Elle rencontre et épouse le réalisateur de documentaires Joris Ivens, l'assiste dans son travail et co-réalise certains de ses films, notamment Comment Yukong déplaça les montagnes en 1976

En 2003, elle réalise un film de fiction : La petite prairie au bouleau avecAnouk Aimée, très inspiré de son parcours dans les camps (le titre est la traduction du terme polonais Brezinka, germanisé en Birkenau).

Son amie Simone Veil, se rappelle que même à Auschwitz, Marceline racontait des histoires drôles.

Résumé :
Ce document débute le 19 mars 2006, ce matin où Marceline Loridan-Ivens fête ses 78 ans, et Marceline Loridan-Ivens née Rosenberg, calcule que 7 + 8 font 15, et 15 c’est l’âge qu’elle avait quand elle a été déportée à Auschwitz. Ce document est la biographie d’une femme à l’aube de la vieillesse, qui retrace son parcours de déportée mais aussi de femme engagée.


Commentaire :

Ce document est très attachant, bouleversant et passionnant.

Biensur, nous avons déjà lu des biographies d’anciens déportés, comme le livre poignant de Primo Levi, d’ailleurs cité dans ces pages, mais ce n’est pas un livre de trop sur la déportation, c’est un livre de plus avec un regard, et un angle différents.

Marceline Loridan-Ivens nous raconte l’horreur des camps vécue par une jeune fille à travers les yeux et les mots d’une femme âgée, qui n’a jamais plus été la même, une femme qui, toute sa vie, a été marquée par cette période, qui, malgré toutes les ivresses, toutes les fantaisies ne s’est jamais remise de cette douloureuse expérience.

Ce témoignage est un témoignage sur le comment elle a réussi à survivre, mais aussi sur l’après, cet après que l’on connaît mal, qui n’a as souvent été raconté.

On note combien ces " expériences " peuvent à jamais être encrées dans la vie quotidienne des victimes des décenies plus tard. Beaucoup se suicident des années après pour ne pas parvenir à revivre normalement.

Je ne peux m’empêcher de faire une relation avec le témoignage de Malika Oufkir dans " La prisonnière ", qui elle aussi, parle de sa difficulté ou celle de ses proches à revivre.

 


Bon, je vous l'accorde c'est pas vraiment très gai, mais ce genre de livre l'est rarement !!!

Fabienne

                                                       Retour au sommaire : Documents

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article