Tant que je serai noire

Publié le par les nanas givrees

Tant que je serai noire

de Maya Angelou                                              Note : 11/20

Sélection Elle décembre 08, document

Née le 4 avril 1928 à St-Louis, dans le Missouri, MAYA ANGELOU a vu défiler le vingtième siècle américain et s'y est engagée corps et âme. Elle a dû faire face à ce que lui imposait sa condition de femme noire.
Depuis, Docteur Angelou a été nominée pour le prix Pulitzer et le National Book Award, elle est lauréate d'une longue liste de prix littéraires et autres mentions. À quatre-vingts ans, elle parcourt le monde pour monter sur scène et parler, réciter et chanter ; des événements qui rassemblent des foules de fidèles admirateurs. Oprah Winfrey, lui voue une admiration sans bornes et dissémine l'oeuvre de celle qu'elle appelle sa mère-soeur-amie-mentor.

Figure emblématique de l'histoire des États-Unis, Maya Angelou s'est engagée corps et âme dans le vingtième siècle américain. Tant que je serai noire est le récit de sa vie à partir de 1957 lorsque, décidée à devenir écrivaine, elle part avec son fils, Guy, pour rejoindre Harlem, épicentre de l'activité intellectuelle des Noirs américains. Elle participe aux bouleversements de l'époque et rencontre des artistes comme Billie Holiday et James Baldwin, et les leaders du mouvement des droits civiques, Malcolm X et Martin Luther King. Enfin, conquise par Vusumzi Make, combattant pour la liberté et les droits des Noirs d'Afrique du Sud, elle part vivre en Afrique, théâtre des luttes anticolonialistes, où elle devient journaliste. Ce récit est l'autoportrait d'une femme exceptionnelle qui a intégré, jusque dans les plus profonds replis de sa vie intime, une véritable révolution mondiale, culturelle et politique.

EXTRAIT :

Les Etats-Unis de 1957 étaient à l'image de l'arche ballottée par les flots de cet ancien spiritual. Comme elle, en effet, nous allions à gauche, à droite, en avant, en arrière, souvent en décrivant des cercles concentriques.
Nos contradictions formaient un véritable labyrinthe. Les Américains, blancs et noirs, exécutaient des pas de danse parallèles, complexes et souvent dangereux. À force d'avan­cées, de retournements et de marches arrière, nous fûmes les architectes de notre propre confusion. Le pays acclama Althea Gibson, joueuse de tennis grande et élancée qui fut la première Noire à remporter le simple dames aux championnats des Etats-Unis. Le président Dwight Eisenhower fit appel aux parachutistes des Etats-Unis pour protéger les élèves noirs de Little Rock, en Arkansas, et le sénateur de la Caroline du Sud, Strom Thurmond, prononça un discours de vingt-quatre heures et dix-huit minutes afin d'empêcher le Congrès d'adopter le projet de loi sur le droit de vote proposé par la Commission des droits civiques.
En quelques mois seulement, Sugar Ray Robinson, chou­chou de l'Amérique, perdit son titre de champion des poids moyens, le récupéra, le perdit de nouveau. Cette année-là, Sur la route, roman de Jack Kerouac, dont le titre était le reflet fidèle de la psychologie nationale, connut un grand succès de librairie. Nous étions en mouvement, certes, mais nul ne connaissait notre destination ni notre date d'arrivée.



Commentaire :

"  Tant que je serai noire " est le deuxième tome des mémoires de Maya Angelou, artiste américaine qui s’est illustrée dans de nombreux domaines : chant, comédies musicales, écriture mais aussi la défense des droits civiques des noirs américains. Ses aventures la mènent de la Californie au Ghana en passant par Harlem et l’Egypte au gré de ses rencontres amoureuses ou professionnelles, accompagnée de Guy, son fils unique, au centre de sa vie.

Le titre original est " The heart of a woman ", le cœur d’une femme, et me paraît plus approprié que le titre de la traduction française. Le livre fourmille de personnages secondaires faiblement caractérisés parmi lesquels il est parfois difficile de se retrouver, mais on se laisse avant tout emporter par cette vie aventureuse portée par un idéal fort, primordial pour l’humanité. On mesure combien le combat pour la libération des noirs fut apre, difficile et violent.

Ce document écrit en 1981 et aujourd’hui traduit et publié en français, prend une dimension spéciale compte tenu de l’élection historique du président Barrak Obama.

Clotilde


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C
<br /> Je n'ai pas tellement accroché ...<br /> <br /> <br />
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F
Effectivement le titre original correspond mieux à ce document que le titre français qui laisse croire qu'il s'agit essentiellement de lutte contre le racisme, or si c'est ce que l'on attend on est déçu. Maya Angelou nous parle bien plus de sa vie amoureuse, de ses difficultés de mère, ... que de lutte.<br /> Plutot décevant.
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