Bifteck, Martin Provost*****
Commentaires de Gerbodine
Voilà un moment de lecture comme je les aime; il est 5h45 du matin , trop tard pour se rendormir, top tôt pour se lever. Je pioche dans la pile de livres ramenés de notre réunion littéraire et je tombe sur ce livret, à peine 124 pages et je débuté cette fable avec un pur bonheur. Dès les premières phrases, on se laisse embarquer par la magnifique prose de Martin Provost.
On se moque de comprendre pourquoi un gamin de 15 ans se retrouve père de 7 enfants, que ses parents se suicident par désespoir, que le temps n'a pas pas de temps, que les enfants grandissent on ne sait comment....Place à l'imagination, à l'amour filial sans borne. Seul bémol, la page couverture loin d'être à la hauteur du contenu....
Commentaires de Fabienne :
J'ai adoré ce conte drolatique, parfois un peu farfelu, je suis entrée dans cet humour, cette poésie, cette loufoquerie pour ne les quitter qu'une fois achevés. Il y a de l'humour, de la joie, de la tendresse, des petits moments du quotidien croqués avec délice.
Résumé :
Chez les Plomeur, à Quimper, on est boucher de père en fils. Mais en pleine guerre, le jeune André se découvre un don pour faire "chanter la chair" et pas n'importe laquelle ! Celle des femmes, esseulées en ces temps de guerre.
Après le retour des hommes, André se retrouve père de 7 enfants, du jour au lendemain, poursuivi par un mari jaloux, il décide de tout quitter avec sa "petite famille" pour l'Amérique !
Biographie
Après une carrière de comédien de théâtre à Paris, pour laquelle il a quitté sa Bretagne natale après le lycée, Martin Provost se consacre à l'écriture et à la réalisation. Il monte sa propre création, 'Le Voyage immobile', au début des années 1980. Il entre alors comme stagiaire à la Comédie Française, où il restera pendant six ans. 1992 voit sa deuxième pièce, 'Les Poupées', puis 'Nous vivons tous dans un monde ou dans un autre'. L'année suivante, Martin Provost s'essaie à un nouvel exercice et publie son premier roman, 'Aime-moi vite'.
Côté cinéma, le public a pu l'apercevoir dans 'Nea' (1976) de Nelly Kaplan et 'La Zizanie' (1978) de Claude Zidi. Après ces quelques expériences, il décide de mettre de côté la comédie et se consacre entièrement à la réalisation. Martin Provost tourne alors deux courts métrages, 'J' ai peur du noir (1990) et 'Cocon' (1993), avant de s'atteler à son premier long métrage, 'Tortilla y Cinema' (1997). Il récidive en 2003 avec 'Le Ventre de Juliette', un film abordant les relations parents/enfants, puis en 2008 avec 'Séraphine', dont le rôle-titre est joué par Yolande Moreau.(evene.fr)
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