Le fils, Michel Rostain *****
de Michel Rostain
Prix Goncourt du premier roman 2011
Michel Rostain vit à Arles.
Né en 1942, professeur de philosophie, puis metteur en scène d'opéras, il a dirigé la Scène nationale de Quimper- Théâtres de Cornouaille - de 1995 à 2008.
Né en 1942, professeur de philosophie, puis metteur en scène d'opéras, il a dirigé la Scène nationale de Quimper- Théâtres de Cornouaille - de 1995 à 2008.
Résumé :
Lion, jeune homme de 20 ans vient de mourir d'une méningite foudroyante, et nous raconte depuis "l'au-delà" le deuil de son père. Il nous raconte sa vie mais aussi commente les faits et gestes, les réactions, les sentiments de son père qui est anéanti par ce deuil.
Commentaire de Fabienne :
Magnifique
Difficile de faire le choix entre la catégorie "romans" ou celle des "documents", sur la couverture il est inscrit "Récit" mais ce texte a reçu le prix Goncourt du premier roman.
C'est un document en ce sens que M. Rostain a écrit ce texte pour parler de la mort de son fils, Lion, et c'est cela qu'il nous convie à partager. C'est un roman car l'auteur a choisi que ce soit son fils disparu qui raconte leur histoire, une fiction.
Magnifique procédé qui permet de parler du deuil avec un peu de distance.
Lion nous raconte, nous commente la vie de ses parents mais surtout celle de son père avant sa maladie, pendant sa maladie soudaine et brutale, et l'après ...
Michel Rostain imagine les sentiments que son fils pouvaient avoir pour lui et détaille les siens pour ce fils trop vite parti.
C'est toujours très difficile d'aborder le deuil, et surtout le deuil d'un parent pour son enfant. Parce qu'il est contre nature que les enfants partent avant leurs parents, d'ailleurs il n'y a pas dans la langue française pour qualifier ses parents "orphelins" de leur enfant.
Michel Rostan nous fait partager l'indicible, l'effroyable, le désespoir qui le touche avec une écriture vive, percutante, lucide, émouvante et parfois une note d'humour, de dérision, de révolte.
Il y a tout ! Les moments de désespoirs, de panique, de terreus, mais aussi les moments absurdes comme le choix sur catalogue du cercueil, la culpabilité d'un père qui se reproche de ne pas avoir agit 3 minutes plus tôt, les regards et mots des proches, les longues heures passées près de la tombe à tenter de poursuivre le dialogue avec ce fils tant aimé.
Il y a aussi la force de la vie, se préparer à vivre "ça", apprendre à vivre avec "ça".
Magnifique témoignage sur un évènement aussi insoutenable, avec une tendresse infinie.
Merci M. Rostain de partager avec nous ces moments de vie !
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