Les lauréats de ELLE

Publié le par les nanas givrees

           Grand prix des lectrices Elle 2009 :

Prix du roman : « Les déferlantes » De Claudie Gallay (editions Rouergue)

Ce sont les lecteurs qui ont fait le succès de ces « Déferlantes », dont les ventes ont dépassé les 200 000 exemplaires, et ce sont les lectrices qui, aujourd’hui, lui offrent un prix. Le prix du meilleur roman, mais aussi celui de l’obstination ! Avant de publier son premier livre aux éditions du Rouergue, en 2000, Claudie Gallay avait essuyé pas mal de refus. Qu’importe. La journée, elle enseignait, le soir, elle écrivait. Quatre titres ont précédé « Les Déferlantes », tous bien accueillis par la critique et le public, sans plus. « J’ai continué à creuser dans le même sillon du non-dit, du silence. Mais il est vrai que, cette fois, je me suis sentie particulièrement à l’aise dans cette histoire. » Elle qui vit dans le Vaucluse décide de camper son décor à la Hague, un endroit où elle s’évade lorsqu’elle a besoin de se ressourcer. Pour son éditrice, Sylvie Gracia, il était clair que ce roman-là rencontrerait son public. « Les Déferlantes » paraissent en février 2008, sans qu’aucun miracle ne se produise. Mars, avril, mai, rien à signaler. Fin juin, un frémissement se fait sentir, se poursuit pendant l’été. Et en septembre, alors que le livre aurait dû être englouti par la rentrée littéraire, il commence à squatter la tête des meilleures ventes. Dès les premières pages de cette intrigue pleine de charme et qui n’a pourtant rien de charmant, sous ce climat qui ne donne qu’une envie, rester sous sa couette, et avec ces personnages aussi bavards que des carpes, la magie de l’écriture nous embarque dans cette tempête de sentiments qui bat à l’unisson avec celle qui dévaste la région. Le Grand Prix des Lectrices a couronné un succès qui n’en était qu’à ses balbutiements lorsque nous l’avions sélectionné. Et qui semble devenir l’un de ces phénomènes de librairie exceptionnel et réjouissant lorsqu’il touche un roman de cette qualité. Elle, 26 mai 2009
                                                             Notre commentaire : Les deferlantes 


 Prix du policier : « Zulu » De Caryl Férey (aux éditions Gallimard)

Comme Claudie Gallay, Caryl Férey écrit depuis longtemps. Comme Claudie Gallay, ses tiroirs débordent de manuscrits refusés. Et comme Claudie Gallay, il ne connaît pas le découragement. « A 20 ans, je voulais devenir journaliste ou écrivain, se souvient-il. Alors, j’ai décidé de faire le tour du monde. » Il revient de Nouvelle-Zélande avec deux manuscrits, « des histoires d’amour assez noires qui finissaient mal ». Déjà. Mais, estimant qu’il doit progresser, il enchaîne les scénarios comme un sportif les kilomètres, pour améliorer son écriture. En 1999, Caryl Férey rejoint l’un de ses amis en Afrique du Sud, et constate que « malheureusement pour ses habitants, il y avait là tout ce qu’il fallait pour un roman noir ». Il accumule la documentation, boucle un premier jet, y retourne pour confronter sa fiction à la réalité, peaufine son style tentant de ménager « une petite surprise à chaque paragraphe. Avec “Zulu“, c’est la première fois que je réussis le roman que je voulais vraiment écrire ». Lorsque celui-ci fut sélectionné, la question de la violence s’est posée. Les lectrices seraient-elles rebutées par certaines scènes franchement cauchemardesques, comme celle de cet enfant assistant à la torture puis à la mort de son père et de son frère ? Lorsque la violence n’est pas gratuite, mais reflète une situation politique, il semble qu’elle dérange moins, et les jurées ont plébiscité ce livre. Comme son ami Marcus Malte, lauréat du Grand Prix des Lectrices l’an dernier, Caryl Férey est en train de donner un nouveau souffle au genre policier et de nous convaincre que les polars sont des romans comme les autres. 
Elle, 26 mai 2009
                                                                  Notre commentaire : ZULU 


Prix du document : « Sans blessures apparentes» de Jean-Paul Mari  (aux éditions Robert Laffont)

Les lectrices sont tombées sous le charme du livre, puis sous celui de l’auteur lorsqu’elles l’ont rencontré. Et pourtant, Jean-Paul Mari s’était attaqué à un sujet difficile, les blessures de guerre, celles que l’on ne voit pas et qui se révèlent bien plus compliquées à cerner et donc à guérir. Le journaliste a couvert une multitude de conflits, a vu des horreurs de toutes sortes... Mais ce qui le poursuit depuis une dizaine d’années, ce sont ces blessures qui touchent des gens d’expérience, des combattants, des journalistes. Des personnes qui se retrouvent « sidérées, comme frappées par une balle invisible, pour lesquelles la vie devient un calvaire et qui se posent l’éternelle question : pourquoi est-ce que je vis encore alors que les autres ont été tués ». Jean-Paul Mari a voulu comprendre ce qui se cachait dans la tête de ces victimes « sans blessures apparentes ». « C’est un sujet délicat, car la rencontre avec la mort reste indicible. Et pourtant, le mal est bien plus répandu qu’on ne l’imagine. Des chiffres américains révèlent qu’un homme sur trois ayant participé à une guerre souffre de troubles psychiques. Pourquoi, à un moment donné, une odeur, un regard déclenchent-ils un véritable traumatisme, une sorte de cancer de l’âme ? » Jean-Paul Mari est convaincu que l’on peut surmonter la guerre et la mort, à condition de les regarder en face, de briser le tabou, d’en parler, comme il vient de le faire dans ce récit. « Et croyez-moi, lorsque l’on en guérit, on en ressort plus vivant que jamais, avec le goût du bonheur et de la légèreté. » Elle, 26 mai 2009

                                                         Notre commentaire :
Sans blessures apparentes 


                                                   

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Publié dans Les News

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F
C'est pas si mal, nous en avions 2 dans nos préférés ! Et pour notre défense, nous ne sommes pas des passionnées de policiers !
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