Yasmina Khadra
édition : pocket
Quatrième de couv :
En 1964, un jeune adolescent algérien entre dans une école militaire oranaise. Son père, officier lui-même, a pour lui les plus hautes ambitions. Excellente recrue, le futur soldat se découvre néanmoinsdes dons inattendus. On se méfie d'un cadet passionné par le théatre et la littérature. Comment le métier des armes peut-il s'accorder avec celui, si étrange d'écrivain ?
Trente ans plus tard, le nom de Yasmina Khadra apparait dans les librairies. Au plus fort de la tragédie algérienne, ses romans policiers témoignent de l'horreur. Qui massacre des innocents par milliers ? Pourquoi ne veut-on pas entendre la vérité ?Dès lors, l'auteur masqué se devrait de révéler sa véritable identité.
Voici le récit de la plus singulière des aventures, celle d'un enfant de troupe qui allait devenir ce témoin gênant, cet accusateur, ce grand écrivain.
Commentaire de Fabienne :
Cette autobiographie est très intéressante, l'histoire de ce petit garçon arraché à sa famille par la volonté de son père et qui vit cela comme un déchirement même s'il se passionne pour les études et en particulier pour la littérature. La vie dans une école militaire lui réserve des privations, des humiliations, ...
Je pense tout de même qu'il me faut lire la suite de cette auto-biographie parce que contrairement à ce que dit la 4ème de couv, c'est dans l'autre tome que l'on doit découvrir la vraie difficulté d'être écrivain et militaire en même temps et pourquoi Mohammed a choisi un pseudo féminin pour être publié.
Le livre n'en reste pas moins magnifique par l'écriture, les descriptions de cette Algérie des années 60 et 70.
Yasmina Khadra, révèle dans un entretien au Monde des Livres que sous cette identité féminine se cache un homme. Dans L'écrivain, paru en 2001, le mystère est entièrement dissipé. Yasmina Khadra s'appelle de son vrai nom Mohamed Moulessehoul, qui a déjà publié sous ce nom nouvelles et romans en Algérie. Officier dans l'armée algérienne, il a participé à la guerre contre le terrorisme. Il a quitté l'institution en 2000, avec le grade de commandant, pour se consacrer à sa vocation: écrire. Il choisit de le faire en français. Morituri le révèle au grand public. Aujourd'hui écrivain internationalement connu, Yasmina Khadra est traduit en 33 langues.
Les indications suivantes nous ont été fournies par Yasmina Khadra. Nous les transcrivons telles quelles.
10 janvier 1955 : naissance à Kenadsa (Sahara algérien) d'un père infirmier et d'une mère nomade.
1956 : mon père rejoint les rangs de l'ALN. Blessé en 1958. Devient officier de l'ALN en 1959
Septembre 1964 : j'avais neuf ans, mon père me confie à une école militaire (Ecole Nationale des Cadets de la Révolution, pour faire de moi un officier
1973 : je termine mon premier recueil de nouvelles "Houria" qui paraîtra onze ans plus tard
Septembre 1975 : je pars à l'Académie Militaire Inter-armes de Cherchell, que je quitte en 1978 avec le grade de sous-lieutenant. Je rejoins les unités de combat sur le front ouest
Septembre 2000 : près trente six ans de vie militaire, je quitte l'Armée pour me consacrer à la littérature (Je pars à la retraite avec le grade de commandant).
En 2001, après un court séjour au Mexique, avec ma femme et mes trois enfants, je viens m'installer en France, à Aix-en-Provence, où je réside encore.
Ces éléments de biographie se retrouvent dans deux des ouvrages de Yasmina Khadra : L'écrivain (où il évoque son séjour à l'Ecole Nationale des Cadets et l'éveil de sa vocation d'écrivain) et L'imposture des mots, davantage consacré à une justification de sa démarche et de son oeuvre, après la révélation de la véritable identité de Yasmina Khadra
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